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Journée monastique

La Règle demande qu'on y trouve à peu près tout ce qui est nécessaire à l'existence de la communauté, afin que les moines n'aient pas besoin de sortir souvent, « ce qui n'est pas bon pour leur âme » ajoute-t-elle.
Lorsque le terrain le permet, les bâtiments sont disposés autour d'une cour et d'un cloître. Chaque moine dispose d'une cellule, c'est-à-dire d'une petite chambre. Il peut y lire et y étudier ; il y prend aussi le repos de la nuit. Un certain nombre de locaux sont à l'usage commun : cuisine, réfectoire, bibliothèque, etc.
Différents ateliers (menuiserie, garage, mécanique, reliure, imprimerie, etc.) existent, en nombre variable, dans le monastère lui-même, ou tout près.
La plupart des monastères ont aussi un jardin, un verger, une ferme qui, dans certains cas, peut avoir une grande importance.
Les moines du Mont-des-Oliviers, outre un jardin, un verger et quelques bêtes, ainsi que plusieurs des ateliers ci-dessus mentionnés, ont une petite exploitation de miel et fabriquent des cierges.
Cependant, le principal édifice du monastère, souvent le plus beau, et en tout cas son centre spirituel, est l'église. C'est là que le moine se rend avant le lever du jour, et plusieurs fois encore jusqu'au retour de la nuit, pour chanter la gloire de Dieu et le prier, « en présence des Anges » comme dit la Règle. L'Eglise rappelle sans cesse au moine que son principal office est la prière et que toute sa vie perd son sens s'il cesse de « chercher vraiment Dieu » par tout ce qu'il fait. Les églises des monastères ont été généralement construites dans le style de leur époque et avec les matériaux du pays, d'où une grande variété. Beaucoup sont fort belles car ceux qui les ont bâties voulaient qu'elles soient aussi dignes que possible d'un Dieu qui est toute Beauté en même temps que tout Amour.



L'icône représente la Vierge Marie:

  1. à droite, deux scènes de l'Ancien Testament ;
  2. à gauche, deux scènes du Nouveau Testament.

En haut à gauche, la représentation de l'Agneau immolé mais toujours vivant, fait face à droite au sacrifice d'Abraham. Isaac est l'encêtre du Christ et en même temps la figure de la réalité à venir, réalisé dans le mystère de Pâques dans la mort et la résurrection du Christ, qui dès lors donne vie à toute l'humanité.
En bas à gauche, l'agonie au jardin des Oliviers où nous voyons Jésus en prière, puis Jésus allant voir les Apôtres endormis, fait face au combat de Jacob avec l'ange du Seigneur, juste avant de rentrer en terre de Canaan, terre promise. Le rapprochement est là aussi heureux quand on sait que Jacob est l'ancêtre du Christ et qu'"Agonie" veut dire combat.